Montag, 10. Dezember 2018

Der «Umgang mit der Lawinengefahr» als immaterielles Kulturerbe

Dr. Manuela Cimeli, SAGW, Projekt «Sprachen und Kulturen»

Am 29. November 2018 hat die UNESCO die gemeinsam eingegebene Kandidatur der Schweiz und Österreichs zum Umgang mit der Lawinengefahr in die repräsentative Liste des immateriellen Kulturerbes der Menschheit aufgenommen.

Neue Anforderungen an den Umgang mit Lawinen
Aus der Theorie wissen wir, dass Lawinen im schneebedeckten Gelände ab einem Neigungswinkel von 30° abgehen können. Allerdings müssen auch Faktoren wie die Exposition eines Hanges, die Schnee-, Wetter und Windverhältnisse der letzten Tage oder Wochen, die Hangform, die Topographie und beispielsweise auch die Kammnähe eines potentiellen Lawinenhangs beachtet werden. Eine einfache Faustregel lautet daher: «Je steiler ein Hang, desto gefährlicher ist er.»
Lawinen fordern seit Jahrhunderten unzählige Menschen- und Tierleben. Viele Text- und Bildzeugnisse aus vergangenen Zeiten erzählen von dieser Naturgefahr oder bilden sie ab. Wer im Alpenraum leben oder sich aufhalten will, musste und muss sich zwangsläufig mit der Lawinengefahr auseinandersetzen. Der Umgang mit der weissen Gefahr wurde in den letzten Jahrzehnten immer wissenschaftlicher. Durch das gewachsene Freizeitangebot halten sich immer mehr Personen in potentiellen Lawinengebieten auf, müssen immer mehr Schutzmassnahmen für exponierte Verkehrswege gebaut werden und sind auch die Siedlungs- und Raumplaner gefordert, Lawinenverbauungen aufzustellen bzw. möglichst lawinensichere Gebäude zu errichten.

Lawinen als immaterielles Kulturerbe
Das Wissen, welche Lawinenzüge erfahrungsgemäss ins Tal donnern, wird meist mündlich von einer Generation zur nächsten weitergegeben. Die Leute haben den verschiedenen Lawinenzügen bzw. den Lawinen auch Namen gegeben, welche dann an die nachfolgenden Generationen tradiert werden. Und trotzdem geschehen immer wieder Lawinenunglücke: Trotz des täglich zweimal aktualisierten Lawinenbulletins des Schweizerisches Lawinenforschungsinstituts (SLF) in Davos, trotz präziser Wettermodelle, trotz kompetenter Risikoeinschätzung und trotz des grossen Wissens, das wir von früheren Generationen her überliefert bekommen haben, ist die Gefahr des weissen Todes nicht gebannt und es sterben im Schnitt im Winter jährlich 25 Menschen in der Schweiz bei Lawinenunfällen. Es gibt die populäre Redewendung «Die Lawinen kommen dort, wo sie immer kommen; aber auch dort, wo sie nie kommen.». Sie zeigt sehr deutlich, dass bei allem Erfahrungswissen und trotz der Expertisen von ausgewiesenen Fachleuten der Umgang mit der Lawinengefahr auch für künftige Generationen eine sehr aktuelle Thematik bleiben wird, ein immaterielles Kulturerbe, das nun auch auf der UNESCO-Liste steht.

Lebendige Traditionen in der Schweiz
Die Schweiz hat sich am 16. Oktober 2008 durch die Ratifikation des UNESCO-Übereinkommens zur Bewahrung des immateriellen Kulturerbes (IKE) verpflichtet, ein „Inventar des immateriellen Kulturerbes in der Schweiz“ zu erarbeiten, zu führen und periodisch zu aktualisieren. Dieses Inventar ist seit Herbst 2012 unter dem Titel „Liste der lebendigen Traditionen in der Schweiz“ in Form einer umfassenden Dokumentation des immateriellen Kulturerbes der Schweiz in Wort, Bild und Ton auf www.lebendige-traditionen.ch zugänglich.

Montag, 3. Dezember 2018

Isaak Iselin : entre destin contrarié et œuvre d’envergure

Fabienne Jan, ASSH, responsable « commissions et curatoriums »

Si l’on ne craint pas les anachronismes, on peut aisément imaginer que le philosophe bâlois Isaak Iselin (1728 – 1782) aurait apprécié qu’une Académie de son temps se souciât de l’avenir des post-doctorants comme lui en publiant un rapport « Next Generation : pour une promotion efficace de la relève », lui dont l’avenir académique (ou non) dépendait tout bonnement du résultat arbitraire d’un simple tirage au sort. Et le sort a choisi, en l’occurrence, et à plusieurs reprises, de ne pas lui octroyer la chaire professorale à l’Université de Bâle qu’il souhaitait obtenir. Cela ne l’a pas empêché, fort heureusement pour lui comme pour nous, de devenir un grand penseur de son temps et de laisser à la postérité une œuvre importante dont l’édition commentée vient d’être terminée.

Un philosophe progressiste et engagé
Ses études de philosophie et de droit terminées et son doctorat en poche, ce n’est donc pas comme professeur d’université qu’Isaak Iselin a gagné sa vie, mais comme Secrétaire du Conseil de la Ville de Bâle, fonction qu’il devra occuper un peu contre son gré jusqu’à sa mort. Une fois encore, les aléas de la vie ont en effet contrarié ses ambitions et l’ont empêché d'accéder au gouvernement. Six fois délégué à la Diète fédérale, Iselin devint bientôt le porte-drapeau d'une opposition progressiste : il se battit pour étendre l'accès à la bourgeoisie, réformer l'école, le budget de l'État et l'économie publique. Mais ses démarches devaient régulièrement se heurter au conservatisme de la république bâloise, comme nous l’apprend le Dictionnaire historique de la Suisse. Malgré ces différents vents contraires, Iselin réussit à mener à bien plusieurs projets philanthropiques. Ainsi, entre 1761 et 1762, il co-fonde avec un cercle d’amis et d’esprits éclairés la Helvetische Gesellschaft (Société Helvétique), dont l’objectif était notamment de promouvoir l’amitié et la concorde au sein de la Confédération des XIII cantons. Ce faisant, il a exercé une influence importante en tant que médiateur culturel entre les régions linguistiques francophone et germanophone. En 1777, dans le but de promouvoir au niveau local l’éducation et lutter contre la pauvreté des couches les plus défavorisées de la population, il fonde à Bâle la Gesellschaft zur Aufmunterung und Beförderung des Guten und Gemeinnützigen, qui existe toujours de nos jours sous l’appellation Gesellschaft für das Gute und Gemeinnützige ou GGG (Société de bienfaisance et d’utilité publique).

Une œuvre aux multiples facettes

Bien que très lourd en termes de charge de travail, son emploi (ainsi que sa famille de neuf enfants) lui permettra néanmoins de poursuivre au fil des années l’écriture d’une œuvre d’envergure qui témoigne de sa conception chrétienne humaniste des Lumières. Traitant de questions tout à la fois éthiques, politiques, sociales, économiques ou encore pédagogiques, ses écrits débutèrent avec Träume eines Menschenfreundes et culminèrent avec son œuvre maîtresse, Geschichte der Menschheit, où sa philosophie de l’histoire dessine un progrès linéaire vers l’humanité et s’inscrit ainsi en faux contre le dénigrement rousseauiste de la civilisation. Malgré de nombreux efforts, Iselin n’a jamais réussi à publier de son vivant ses œuvres majeures. Il était donc plus que temps, quelque 230 ans plus tard, de remédier à cette lacune. A cet effet, l’ASSH a fondé en 2010 un curatorium scientifique qui a contribué à développer le projet d'édition et l'a accompagné depuis ses débuts. Le curatorium a été présidé d’abord par le Prof. Kaspar von Greyerz, puis, après son départ à la retraite en novembre 2013, par la Prof. Claudia Opitz-Belakhal (tous deux de l'Université de Bâle). Les œuvres centrales d’Iselin ont été réparties en quatre volumes (1. Schriften zur Politik, 2. Schriften zur Ökonomie, 3. Schriften zur Pädagogik, 4. Geschichte der Menschheit) qui ont tous été publiés entre 2014 et 2018 chez Schwabe.

Fin des travaux d’édition
Avec la parution récente du volume 4, les œuvres majeures d'Isaak Iselin sont donc désormais disponibles dans leur intégralité. Une manifestation de clôture des travaux aura lieu le 15 décembre prochain à Bâle pour présenter au public l’ensemble de l'édition. Si l’ASSH est bien sûr arrivée trop tard pour aider le Bâlois à faire carrière au sein de son alma mater, au moins aura-t-elle pu contribuer à ce que ses œuvres centrales soient enfin réunies et publiées dans une édition accompagnée d’un commentaire détaillé. Une manière de rendre à Isaak Iselin, l'une des personnalités bâloises les plus remarquables du XVIIIe siècle et l'un des représentants suisses majeurs des Lumières, ce qui lui revient de plein droit. L’ASSH remercie toutes celles et ceux qui ont rendu possible ce beau projet d’édition et qui l’ont mené à bien grâce à leur précieux engagement.

Montag, 26. November 2018

Wenn die Vergangenheit aus dem Gletscher schmilzt

Dr. Manuela Cimeli, SAGW, Projekt «Sprachen und Kulturen»

Frühbronzezeitliche Scheibenkopfnadel
© Archäologischer Dienst des Kantons Bern
Kathrin Glauser
Aufgrund des Klimawandels und der damit einhergehenden steigenden Temperaturen schmelzen die Gletscher rasch ab und einzelne Eisfelder oder bisher von Eis zugedeckte Höhleneingänge geben immer wieder archäologisch interessante Funde frei. Die bekannteste Entdeckung in diesem Kontext stellt der Fund der Eismumie Ötzi im Südtirol dar – dies war gleichzeitig die Geburtsstunde der bisher im europäischen Alpenraum unbekannten Fachrichtung der Gletscherarchäologie. Das Arbeitsgebiet der Gletscherarchäologen befindet sich auf über 2500 m Höhe. Archäologisch interessante Funde sind menschliche, tierische oder pflanzliche Überreste, Textilien (z.B. Wolle), Holz oder Leder, Metall (z.B. Münzen) oder auch Steinfunde (z.B. Pfeilspitzen).

Zugang zum Alltag in der Frühzeit
Von besonderem Wert sind die organischen Fundstücke, die in tieferen Lagen in den seltensten Fällen konserviert bleiben. Die besondere Bedeutung der Fundstücke liegt darin, dass wir dank ihnen Zugang erhalten zu bisher weitgehend unbekannten sozialen Bereichen der Frühzeit wie beispielsweise der Bekleidung und Ausrüstung von neolithischen, bronze- und eisenzeitlichen oder keltischen Reisenden (Händlern, Jägern, Bauern), oder dann auch römischen Soldaten. Zudem erfahren wir, welche hochalpinen Wege bereits in der Frühzeit begangen wurden und wir können daraus auch Rückschlüsse ziehen auf die damals herrschenden klimatischen Bedingungen. Für einmal ermöglichen uns archäologische Funde einen Blick auf einen Teil der breiten Bevölkerung und nicht nur auf Vertreter einer privilegierten Oberschicht. Eine Kontextualisierung und Interpretation der Fundstücke ermöglicht uns kurze Momentaufnahmen in den Alltag einer grösstenteils unbekannten Geschichte unserer hochalpinen Regionen. Insofern ist die kulturgeschichtliche Bedeutung der Funde von unermesslichem Wert.

Gletscherschmelze mit Folgen
Allerdings stellt der rasante Gletscherschwund das junge Fachgebiet der Gletscherarchäologie vor gewaltige Herausforderungen. Einerseits zersetzen sich oder zerfallen die organischen Funde, welche während Jahrzehnten, Jahrhunderten oder Jahrtausenden im Eis unter mehr oder weniger konstanten Umweltbedingungen lagerten, sehr schnell, wenn sie an die Luft kommen. Andererseits sind die Gletscherarchäologen nicht immer vor Ort, wenn ein Fund aus dem Eis ausschmilzt.
Im Geschichtsmuseum Wallis ist noch bis zum 3.3.2019 die Ausstellung «Aus dem Eis: Spuren in Gefahr» zu besichtigen. Sie vereint Gletscherfunde von neolithischer Zeit bis in die Neuzeit und gibt einen spannenden Einblick in die Thematik der Gletscherarchäologie.

Archäologische Funde nicht anfassen
Um möglichst wenige Funde für immer zu verlieren, setzen die Archäologen auf die Sensibilisierung von Personen, die sich regelmässig im Hochgebirge bewegen, sei es aufgrund ihrer Arbeit, oder während der Freizeit. Die Konferenz der Schweizer Kantonsarchäologinnen und Kantonsarchäologen (KSKA) ist daran, eine Informationswebsite zu erstellen. Es geht darum, der breiten Bevölkerung zu vermitteln, was getan werden muss, wenn man auf archäologisch interessante Funde stösst:
  • Funde nicht anfassen
  • Funde und Kontext fotografieren
  • Lokalisieren (GPS)
  • Ort markieren, damit er wiedergefunden werden kann
  • Kantonsarchäologie informieren – bei menschlichen Überresten auch Polizei

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Save the Date: SAGW-Tagung zur Gletscherarchäolgie, Montag 6. Mai 2019, Alpines Museum Bern
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Montag, 19. November 2018

Santé et médecine : les défis d’une société vieillissante

Lea Berger, SAGW, projet «Ageing Society»

Ageing Society ©Viacheslav Iakobchuk – fotolia.com
Quelle influence l’augmentation de l’espérance de vie a-t-elle sur les coûts de la santé ? Comment concevoir, dans le contexte du vieillissement démographique, une médecine d’avenir durable ? Comment assurer la viabilité de notre système, non seulement dans une perspective économique, mais aussi d’un point de vue social ? Le 7 novembre 2018, des experts se sont réunis à Pully (VD) lors de l’événement « Forum santé : les défis de la longévité » (organisé par le quotidien Le Temps) afin de débattre et d’échanger sur ces questions. Inspirés par ces discussions, nous nous penchons, dans cet article du blog de l’ASSH, sur la question du système de santé d’une société vieillissante.

Longévité et coûts de la santé : un facteur surestimé
Notre système de santé nous coûte de plus en plus cher, tant en chiffres absolus qu’en comparaison avec d’autres indicateurs économiques. Effectivement, depuis 1996 (introduction de l’assurance obligatoire des soins), la croissance des coûts de la santé a été deux fois plus importante que celle du PIB en Suisse. Mais qu’en est-il de la corrélation entre longévité et augmentation des coûts de la santé ? Souvent nommée comme cause importante de la hausse des coûts, la longévité n’en est de loin pas la seule. Effectivement, selon plusieurs études micro- et macro-économiques citées dans un rapport de l’OFS, le vieillissement démographique a une importance relativement faible sur les coûts de la santé en comparaison avec d’autres facteurs comme le progrès technique ou l’augmentation du volume de prestations. Aussi, des facteurs structurels entre autres liés à des systèmes de tarification générant des incitations coûteuses sont considérés comme importants pour l’évolution des coûts de la santé, comme le relève un rapport d’experts mandatés par l’OFSP. (Cf. également le colloque du 25 octobre 2018 intitulé « Pouvoir et médecine : Le pouvoir de l’argent » organisé par l’ASSH et l’Académie suisse des sciences médicales dans le cadre du projet « Medical Humanities » et le blog «Gesundheitssystem: Die Macht des Geldes».)

Vers une nouvelle définition de la santé
Malgré ces considérations, l’évolution démographique nous force à nous poser la question d’une « bonne » prise en charge des soins et de l’accompagnement des personnes âgées. La recherche sur la fin de vie, au travers du rapport de synthèse du PNR 67, livre des impulsions précieuses à ce sujet. Le rapport insiste fortement sur la notion de « dignité » et donc sur des aspects qui dépassent une vision médicale réduite à des symptômes physiques isolés. Dans ce contexte, les efforts entrepris en Suisse pour développer les soins palliatifs généraux sont certainement une chance et une voie à poursuivre (cf. https://www.plattform-palliativecare.ch). En outre, il est grand temps de lancer le débat sur une nouvelle définition de la santé basée sur le concept de la qualité de vie fonctionnelle, tel que le propose la stratégie de l’OMS sur le vieillissement démographique (« Global Strategy and Action Plan on Ageing and Health »), et d’adapter le système de santé et l’accompagnement des personnes âgées en conséquent.

La santé : un bien qui se construit tout au long de la vie en société
Il est primordial de souligner que la santé ne pourra pas faire face seule aux défis que pose notre société vieillissante en termes de coûts de la santé. En effet, ce n’est pas la médecine qui « construit » la santé des individus en premier lieu, mais bien la société dans son ensemble et au travers de toutes les générations (cf. C. Burton Jeangros, Trajectoires de santé, inégalités sociales et parcours de vie, 2016).


Montag, 12. November 2018

Big Data – Status quo eines grossen Versprechens

Dr. Heinz Nauer, SAGW, Redaktor

Es ist noch nicht lange her, da war „Big Data“ das grosse Versprechen für die Zukunft. Mittlerweile machen sich Skeptiker einen Spass daraus, lange Liste mit gescheiterten Big Data-Initiativen zu erstellen. Immer wieder gerne zitiert wird der Psychologe Dan Ariely, der Big Data mit Teenage-Sex verglich: Jeder spricht davon, aber niemand weiss wirklich, wie es geht. Und die Website Tylervigen.com hat aus Daten Grafiken zusammengestellt, die sich zwar zufällig gleich verhalten, aber eigentlich nichts miteinander zu tun haben: beispielsweise die Scheidungsrate im amerikanischen Bundesstaat Maine und der dortige Konsum von Margarine (Korrelation über 99%). Die Unterscheidung zwischen zufälligen Korrelationen und Kausalitäten bleibt eine der vornehmsten und schwierigsten Aufgaben im Umgang mit Daten, auch im Zeitalter von Big Data.

Und wie gehen die Sozialwissenschaften im Jahr 2018 mit Big Data um? Wo liegen die Chancen, wo die Herausforderungen? Diese Fragen stellte eine Tagung der SAGW, die am 09. November in Bern stattfand. Ob Politik- oder Kommunikationswissenschaften, Psychologie oder Soziologie – die Probleme und Herausforderungen sind weitgehend dieselben.

Hier eine Auswahl von vier Aspekten, die an der Tagung diskutiert wurden:

1. Kompetenzen
Der Sozialwissenschaftler, der mit grossen Datenmengen arbeitet, muss verstehen, wie Daten entstehen, für welche Forschungsfragen sich deren Auswertung eignet, wie die Daten erhoben, analysiert, langfristig archiviert und kuratiert werden können. Vor allem die ersten beiden Punkte seien in der sozialwissenschaftlichen Forschung und Lehre noch zu wenig etabliert, sagte Frauke Kreuter, Professorin für Statistik an der Universität Mannheim.

2. Kooperation

Sozialwissenschaftler, die sich mit Data Science beschäftigen, Statistiker und Computer Science-Spezialisten müssen voneinander lernen und so etwas wie eine gemeinsame Sprache entwickeln. Es gehe dabei nicht nur um die nackten Daten, sondern um eine verstärkte Zusammenarbeit aller Akteure auch auf methodologischer Ebene, sagte Georges-Simon Ulrich, Direktor des Bundesamts für Statistik. In diesem Zusammenhang gelte es auch die Ausbildung der Studierenden neu zu denken, so Rainer Diaz-Bone, Soziologe an der Universität Luzern.

3. Datenqualität

Es genügt nicht, einfach viele Daten zu haben. Die Qualität der Daten ist entscheidend. Häufig erheben Forschende ihre Daten nicht mehr selbst, sondern schöpfen sie aus dem digitalen Datenstrom. Die Qualität solcher Daten zu beurteilen und sie nachträglich in analytische Formen und Kategorien zu bringen, ist herausfordernd, aber wichtig. Ohne Vertrauen in die Daten sind keine Aussagen möglich, betonte Diego Kuonen, Gründer von Statoo Consulting und Professor für Data Science an der Universität Genf.

4. Zugänglichkeit
Die grössten Datenmengen befinden sich heute im Besitz von einer Handvoll privaten Playern: Apple, Amazon, Google, Facebook und Microsoft, in den USA auch „The big five“ genannt. Der Forschung stehen diese Daten nicht oder nicht in genügender Qualität zur Verfügung. Und der Zugang zu Daten aus der öffentlichen Verwaltung und Administration oder aus dem Gesundheitswesen ist durch den Datenschutz eingeschränkt. „Nur open geht natürlich nicht“, sagte Georg Lutz, Direktor des Schweizer Kompetenzzentrum für Sozialwissenschaften FORS, „aber es wäre dumm, diese vorhandenen Daten nicht wissenschaftlich zu nutzen.“

Das Big-Data-Versprechen und die Realität
Wie steht es also um das Versprechen von Big Data in den Sozialwissenschaften in der Schweiz? In einzelnen Bereichen haben sich neue datengetriebene Methoden etabliert. Zu nennen ist etwa die statistische Auswertung von grossen digitalen Textmengen („text as data“). Im Grossen und Ganzen aber wurde das Versprechen von Big Data noch nicht eingelöst, so Lucas Leeman, Politologe und Mitgründer des Digital Democracy Lab an der Universität Zürich. Es besteht jedenfalls nach wie vor viel Potenzial für neue Forschungsfragen, betonte Frauke Kreuter. So könnten vermehrt grosse Datenmengen aus verschiedenen Quellen in grosse Korpora zusammengeführt und mit herkömmlichen Methoden kombiniert werden. Das würde es erlauben, „stärker in Raum und Zeit hineinzoomen als das früher möglich war“, wie es Kreuter formulierte.

Das Tagungsprogramm und weitere Informationen finden Sie hier: http://www.sagw.ch/de/sagw/veranstaltungen/vst-2018-sagw/bigdata.htmlhttp://www.sagw.ch/de/sagw/veranstaltungen/vst-2018-sagw/bigdata.html

Lesen Sie zum Thema auch «Big Data für die Sozialforschung nutzen», ein Gastkommentar in der Neuen Zürcher Zeitung von Peter Farago, Präsident des Rates für Sozialwissenschaften in der SAGW und früherer Direktor des FORS:  https://www.nzz.ch/meinung/big-data-fuer-die-sozialforschung-ld.1424590



Montag, 5. November 2018

Geisteswissenschaften 3.0

Dr. Heinz Nauer, SAGW, Redaktor

Vor zehn Jahren rief das US-amerikanische Technikmagazin Wired in einem Artikel das Ende der Theorie aus. Warum Texte lesen, Modelle und Theorien bilden, wenn die Auswertung von digitalen Daten die Antworten auf alle unsere Fragen liefern? Der Text war eine Provokation, die nicht zuletzt auch an die Geisteswissenschaften gerichtet war – allerdings keine Bestandesaufnahme. Geisteswissenschaftler können zwar durchaus Gefallen finden an der Rolle des distanzierten Kulturkritikers, doch hat die Digitalisierung längst auch die Sprach-, Literatur- und Kulturwissenschaften, die Geschichte oder die Religionswissenschaften erfasst. In der Schweiz ist über die Jahre eine Landschaft von digitalen Infrastrukturen, Forschungsplattformen, Netzwerken, Datenbanken und Repositorien entstanden, die Texte, Bilder, Ton- und Videodokumente sammeln, anreichern, zugänglich erhalten und frei zur Verfügung stellen. Heute zählt die Schweiz nach einer Angabe der SAGW etwa 50 relevante Plattformen, die Daten für die Geisteswissenschaften aufbereiten und kuratieren.

Schillernde Begriffe
Eine zentrale Forderung an die Betreiber dieser Plattformen ist, dass sie Daten offen, kostenlos, wiederverwertbar und möglichst langfristig zugänglich machen. Die SAGW lud am 2. November zu einer Tagung ein, an der Akteurinnen und Akteure, die am digitalen Wandel der Geisteswissenschaften in der Schweiz arbeiten, Fragen rund um Open und FAIR Data diskutierten. FAIR, GDPR, PID, DOI, ARK, RDF, CC-BY und API – die digitale Welt ist voller Abkürzungen. Doch auch, wenn man die Begriffe ausschreibt, besteht für den Geisteswissenschaftler, der sich nicht jeden Tag mit Binärziffern auseinandersetzt, weiter Klärungsbedarf. Kurz: Es geht um Dinge wie Grundsätze fürs Datenmanagement, langfristige und eindeutige Identifikatoren, standardisierte Metadaten, Lizenzen und Programmierschnittstellen.

Geisteswissenschaften des 21. Jahrhunderts
Die Tagung zeigte indes, dass die Herausforderungen nicht nur darin bestehen, möglichst breit akzeptierte technische und rechtliche Standards im Datenmanagement zu finden. Es gibt eine ganze Reihe zusätzlicher Aspekte, die nach weiterer Diskussion und Kooperation verlangen. So war an der Tagung etwa die institutionelle Verortung digitaler Initiativen und Forschungsplattformen ein Thema. „Wir sind daran, die Geisteswissenschaften des 21. Jahrhunderts zu bauen. Und diese spielen sich nicht in den alten institutionellen Grenzen ab“, sagte Gerhard Lauer vom Digital Humanities Lab der Universität Basel in einer Podiumsdiskussion, welche die Tagung abschloss. Doch noch längst nicht jeder Archäologe, Sprachforscher oder Historiker verfügt über das nötige Know-how, zunehmend frei verfügbare und qualitativ hochstehende Daten für seine Forschung auch wirklich fruchtbar zu machen, und umgekehrt hat nicht jeder Datenkurator das nötige Kontextwissen, relevante Datenkorpora auszuwählen und diese klug zu befragen. Hier gilt es noch viel Basis- und Übersetzungsarbeit zu leisten, wie auch Lukas Rosenthaler, ebenfalls vom Basler DH Lab, in einem Votum betonte.

Förderung der Open Science Community
Die Open Science fordern nicht nur die einzelnen Forscher und die Fakultäten heraus, sondern auch die Förderinstitutionen. Braucht die geisteswissenschaftliche Open Science Community in der Schweiz eine zentrale Koordination und Governance? Und wer bestimmt in Zeiten, in denen interdisziplinäre Kooperationsprojekte und vielleicht tatsächlich auch neue, von Daten mitgetriebene Forschungsfragen institutionelle Grenzen zusehends verschwimmen lassen, eigentlich was fördernswerte Forschung ist? „Wir befinden uns zurzeit in einer Situation der Unordnung und der Entropie“, sagte Aysim Yilmaz, Leiterin der Abteilung für Biologie und Medizin des Schweizerischen Nationalfonds. Es sei nicht mehr so klar, welche Förderinstrumente, wo zum Tragen kämen, meinte auch Gabi Schneider, Projektleiterin im Programm „Wissenschaftliche Informationen“ bei Swissuniversities.


Das Tagungsprogramm und weitere Informationen finden Sie hier:
http://www.sagw.ch/de/sagw/veranstaltungen/vst-2018-sagw/opendata.html

Montag, 29. Oktober 2018

Viele Wege für die Umsetzung von Open Access

Dr. Beat Immenhauser, Projekt «Open Access»

Am 26. Oktober 2018 luden swissuniversities und die Universität Lausanne zur ersten nationalen Open Access-Konferenz ein, an der nach zwei Jahren der Strategieentwicklung nun die Umsetzung des freien Zugangs zu wissenschaftlichen Publikationen zur Debatte stand. Sowohl Michael Hengartner von swissuniversities als auch Mauro dell’Ambrogio des Staatssekretariats für Bildung, Forschung und Innovation sowie Rafael Ball der ETH-Bibliothek betonten, dass es nicht nur einen Weg zum Open Access geben kann. In der Schweiz ist es zielführender, die Umsetzung des freien Zugangs nicht top down durchzusetzen, sondern unter Berücksichtigung disziplinärer und institutioneller Eigenheiten, jedoch nicht ohne gemeinsame gegenseitige Kenntnisnahme und Koordination.

Umstrittener Plan S
Diese deutlichen Statements für die bisherige nationale Open Access-Strategie, die durch die SAGW geteilt wird, ist auch vor dem Hintergrund des gegenwärtig intensiv diskutierten so genannten Plan S zu sehen, den dreizehn europäische Forschungsorganisationen lancierten und dessen ‘S’ vor allem für Speed steht. Geschwindigkeit soll durch einen radikalen Umbau des wissenschaftlichen Publikationssystems erreicht werden, indem künftig auf die Veröffentlichung von Artikeln in subskriptionsbasierten Periodika verzichtet wird und indem keine Embargo-Fristen bei Green Open Access-Modellen mehr akzeptiert werden. Der SNF unterstützt prinzipiell die Idee des Plan S, will aber wegen der fehlenden Kompatibilität mit der nationalen Open Access-Strategie (noch) nicht unterzeichnen.

Open-Access-Strategie der SAGW

Die SAGW verfolgt weiterhin ihre Open Access-Strategie, die ebenfalls auf einen Mix an Green und Gold Open Access-Modellen beruht und den freien Zugang auf ganz verschiedenen Wegen erreichen will: mit den Fachgesellschaften, mit Schweizer Wissenschaftsverlagen, mit universitären Publikationsplattformen oder mit internationalen Open Access-Verlagen. Klar ist, dass die Article Processing Charges, die APCs, kein in den Geistes- und Sozialwissenschaften akzeptierter Finanzierungsmodus darstellen, sondern dass die Akademie an den Modellen «institutions pays», so genannter Platinum oder Diamond Open Access, und «society pays», was dem Subskriptionsmodell entspricht, festhält.

Förderinstrument für Open-Access-Periodika einrichten

Letzteres ist im Unterschied zu anderen Fachgebieten nicht ein Widerspruch zum freien Zugang zu wissenschaftlichen Publikationen zu sehen: 15 der 80 durch die SAGW subventionierten geistes- und sozialwissenschaftlichen Fachzeitschriften finanzieren sich über Abonnementsbeiträge sowie über eine SAGW-Subvention und sind dennoch im Gold Open Access zugänglich. Der Platinum Open Access wurde denn auch an der Tagung als mögliche Alternative zum APC-Modell genannt: Adriano Aguzzi, Editor-in-Chief des Swiss Medical Weekly, schlug dem SNF vor, nicht die Autorinnen und Autoren mit APCs auszustatten, sondern vielmehr ein Förderinstrument für Open-Access-Periodika einzurichten – so wie es die SAGW für ihre Mitgliedgesellschaften schon seit vielen Jahren anbietet.

Montag, 22. Oktober 2018

Für eine neue Qualitätsbeurteilung in der Wissenschaft

Beatrice Kübli, SAGW, Kommunikation

Wirtschaftliche Überlegungen beeinflussen heute fast alle Bereiche unserer Gesellschaft. Auch die Wissenschaft ist davon nicht ausgenommen. Die Qualität und die Leistung von Universitäten und Forschenden stehen unter dauernder Beobachtung. Was ins Sytem investiert wird, soll auch einen entsprechenden Output generieren. Als Wirkung zeigt sich: Die Produktion hat zugenommen und das Wissenschaftssystem wächst. Aber was in der Wirtschaft ein Erfolg ist, führt in der Wissenschaft zu Schwierigkeiten. Die SAGW und die Akademie der Naturwissenschaften (SCNAT) plädieren in einer eben veröffentlichten Publikation für Qualität vor Quantität.

Es zählt, was sich zählen lässt
Rund 50% der Kriterien, die Geisteswissenschaftler als wesentlich für die Beurteilung von Forschungsqualität erachten, sind nicht in Zahlen messbar. Zahlen sind aber beliebt in unserer wirtschaftlich denkenden Gesellschaft und vermitteln einen scheinbar objektiven Wert. So zählt auch im Wissenschaftssystem, was sich zählen lässt: viele Publikationen und viele Zitierungen. Gut ist, wer viele Ergebnisse veröffentlicht und von anderen in ihren Studien häufig erwähnt wird. Besser ist, wer noch mehr publiziert und noch mehr zitiert wird. Wie oft die Forscherkollegen auf die eigenen Arbeiten hinweisen, lässt sich wenig beeinflussen. Eine Möglichkeit wäre, ein unsinniges Resultat zu publizieren. Ob die Kollegen die Publikation zitieren, weil sie so genial ist, oder weil sie ein abschreckendes Beispiel darstellt, spielt in der Evaluation nämlich keine Rolle. Mehr Einfluss können Forschende auf die Anzahl ihrer Publikationen ausüben. Statt das Ende einer Studie abzuwarten, könnte man über die Teiletappen berichten und so seinen Output vervielfachen.

Die aktuelle Qualitätssicherung führt zu Qualitätsverlust
Ein Qualitätssicherungssystem, das auf Quantität setzt, führt in der Wissenschaft zu Fehlanreizen und erhöht den Verwaltungsaufwand. Der Alltag wird geprägt durch die ständige Beurteilung eigener und fremder Leistungen. Durch den Publikationsdruck werden Ergebnisse früher und in Teilen veröffentlicht. Da die Artikel vorher zur Qualitätssicherung von anderen Forschenden gelesen und beurteilt werden, führen viele Publikationen auch zu vielen Peer-Review-Aufträgen. Unter Zeitdruck werden Fehler übersehen. Die Qualität wissenschaftlicher Ergebnisse kann teils nicht mehr ausreichend gesichert werden. Gerade in Zeiten von Fake News darf das Vertrauen in die Wissenschaft aber nicht gefährdet werden. Will man nicht die Glaubwürdigkeit wissenschaftlicher Befunde aufs Spiel setzen, muss sich etwas ändern. «Es ist an der Zeit, dass im universitären Feld Ergebnisse wieder debattiert und nicht gezählt werden», fordert der SAGW-Generalsekretär Dr. Markus Zürcher.

Wissenschaft, nicht Marktwirtschaft
Um die Glaubwürdigkeit der Forschung aufrechtzuerhalten, muss sich die Evaluationspraxis an der Logik der Wissenschaft orientieren, nicht an den Spielregeln der Wirtschaft oder der Politik. Die SAGW und SCNAT erinnern in ihrer Publikation an die Prinzipien einer funktionierenden Wissenschaft:
  • Das Hauptgeschäft der Wissenschaft ist nicht Wissen, sondern dessen Infragestellung.
    - Entsprechend sind auch Studien mit Negativergebnissen von Bedeutung.
    - Auch müssen Replikationsstudien wissenschaftliche Anerkennung erhalten.
  • Zur Überprüfungs- und Nachvollziehbarkeit der wissenschaftlichen Forschungserkenntnisse müssen die Prozesse offengelegt werden.
  • Wissenschaftliche Glaubwürdigkeit beruht auf der Einhaltung expliziter Qualitätskriterien mit Blick auf das Forschungsdesign, den methodologischen Ansatz, die Analyse und die Verwendung von Ressourcen.
  • Wissenschaftlicher Fortschritt ist weder linear noch planbar, die Projektförmigkeit wissenschaftlichen Tuns gründet auf einem auf die Wissenschaft nicht nahtlos übertragbaren Effizienz-Denken.
  • Erkenntnisgewinn statt Produktivität steht im Fokus– «Think first, then submit».
  • Zeit ist das höchste Gut für ein funktionierendes Wissenschaftssystem. Zeit für kreative Ansätze, Zeit zum Scheitern, Zeit für den Blick über den eigenen Tellerrand.


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Publikation
Marlene Iseli/Markus Zürcher. Schweizerische Akademie der Geistes- und Sozialwissenschaften (SAGW): «Zur Diskussion: Qualität vor Quantität»
Swiss Academies Communications 13 (5)
Download: http://www.sagw.ch/sagw/oeffentlichkeitsarbeit/publikationen/publis-wiss-pol.html


Veranstaltung

Akademie der Naturwissenschaften Schweiz (SCNAT): «Beyond impact factor, h-Index and university rankings: Evaluate science in more meaningful ways»
Datum: 21. November 2018
Ort: Kursaal, Bern

Weitere Informationen: https://naturwissenschaften.ch/service/events/103587-beyond-impact-factor-h-index-and-university-rankings-evaluate-science-in-more-meaningful-ways




Montag, 15. Oktober 2018

Altersfreundliche Umgebungen: Eine Chance für alle Generationen

Lea Berger, SAGW, Projekt «Ageing Society»

Altersfreundliche Umgebungen ©Atelier Nordföhn
2015 hat die WHO ihre neue Strategie „Global Strategy and Action Plan on Ageing and Health“ veröffentlicht, in der sie unter anderem eine Ausrichtung der Gesundheitspolitik auf eine dynamische, kontextbezogene Stabilisierung der Lebensqualität fordert, sowie einen differenzierten Altersbegriff einführt, der Altersstigmatisierungen entgegenwirken soll. Eines der fünf strategischen Handlungsfelder betrifft die Entwicklung von „age-friendly environments“ (altersfreundliche Umgebungen).

Was bedeutet „age-friendly“?

Altersfreundlich bedeutet niederschwellig zugänglich, gerecht, integrierend, sicher und fördernd. Altersfreundliche Umgebungen helfen somit, Altersdiskriminierungen zu vermeiden, ermöglichen die gesellschaftliche Partizipation der älteren Bevölkerung und bieten besonders vulnerablen Personen Sicherheit. Angesichts des hohen Einflusses sozialer Ungleichheit und dem damit einhergehenden sozialen Ausschluss, der sich negativ auf den Gesundheitszustand auswirkt, ist dieses Ziel für das gesundheitliche Wohlbefinden der älteren Bevölkerung zentral. Es wurde somit in die inhaltlichen und strategischen Prioritäten der „a+ Swiss Platform Ageing Society“ aufgenommen (www.ageingsociety.ch).

Altersfreundliche Umgebungen als umfassendes und generationenübergreifendes Konzept
Nebst den verschiedenen Lebensbereichen, die von diesem strategischen Ziel der WHO betroffen sind (das Gesundheits- und Wohlfahrtssystem, der öffentliche Raum, das Wohnen, der Arbeitsmarkt...), sollen altersfreundliche Umgebungen alle Generationen unterstützen und integrieren. Tatsächlich betreffen die Chancen und Herausforderungen einer Gesellschaft des langen Lebens all ihre Altersgruppen. Trotz Heterogenität der älteren Bevölkerung kann festgestellt werden, dass sich soziale und wirtschaftliche Vulnerabilität sowie die körperliche Fragilität grösstenteils bereits in jüngeren Jahren konstruiert – beziehungsweise dass ihr mit Hilfe einer generationenübergreifenden Perspektive präventiv entgegengewirkt werden kann. Ganz im Sinne von P. Bourdieu und in einer Lebenslagenperspektive beschreiben Prof. Dr. Carlo Knöpfel und sein Team (FHNW) im Pro Senectute Bericht „Erst agil, dann fragil“ (2015) das Leben als Prozess der Kapitalansammlung: „Die Lebenslage älterer Menschen (ist) Spiegelbild ihres Lebenslaufs (...), die Summe ihres Verhaltens und der Verhältnisse, in denen sie bisher gelebt haben“ (S. 34).

Generationenpolitische Forderungen am Beispiel der Betreuungsfrage

Die SAGW hat 2012 die Publikation „Was ist Generationenpolitik? Eine Positionsbestimmung“ herausgegeben und drei zentrale Ziele der Generationenpolitik definiert: die Vereinbarkeit von Familien- und Erwerbsarbeit, die aktive Beteiligung aller Generationen am gesellschaftlichen Leben und die Überwindung der Bindung von Handlungsmöglichkeiten an einzelne Lebensphasen. Dabei wurden in relevanten Politikbereichen konkrete Massnahmen vorgeschlagen: etwa in der Familienpolitik, der Bildungspolitik, der Organisation des Erwerbslebens oder der Sozialpolitik. Im Kontext einer alternden Gesellschaft, unter anderem im Hinblick auf den wachsenden Bedarf an Betreuung älterer Menschen, sind diese Ansätze hochaktuell, obwohl sie zum Zeitpunkt ihrer Publikation kaum politische Beachtung fanden. Im Sinne der Ermöglichung eines würdigen Alterns und der Verhinderung einer Zweiklassengesellschaft plädiert der kürzlich veröffentlichte Bericht der Paul Schiller Stiftung, „Gute Betreuung im Alter“ (2018, C. Knöpfel et al.), für eine ganzheitliche Sicht auf die Betreuungsfrage, welche Aspekte wie die Einbindung aller Betroffenen, die Einkommensunterschiede, die Aufwertung und Anerkennung der (informellen) Betreuungsarbeit, die Entlastungsmöglichkeiten der Betreuenden, die Vernetzung aller Lebensbereiche sowie die Gesundheitsförderung mitberücksichtigt.



Montag, 8. Oktober 2018

Gesundheitssystem: Die Macht des Geldes

Beatrice Kübli, SAGW, Kommunikation

184 Millionen Franken. So viel gewann ein Schweizer vor ein paar Tagen bei «Euro Millions». Dass sich dadurch sein Leben verändern wird, steht fest. Mit so viel Geld kann man sich einiges leisten. Nur Gesundheit nicht. – Oder doch? Mit der Privatabteilung eines Spitals liegt etwas Luxus drin, aber wird man auch medizinisch besser versorgt? Oder ordnen die Ärzte bei reichen Patienten gar Behandlungen an, die gar nicht nötig sind? Wir haben uns gemeinsam mit der medizinischen Akademie (SAMW) vorgenommen, die Macht im Gesundheitsbereich in all ihren Facetten zu beleuchten. Welcher Einfluss das Geld hat, diskutieren wir in diesem Blogbeitrag und – ganz analog – am 25. Oktober in Bern.

Geld und Macht
Wenn der Nachwuchs verkündet, er wolle «Philosophie» oder «Kunstgeschichte» studieren, macht das die Eltern bisweilen etwas nervös. Bei «Medizin» hingegen, sind sie beruhigt. Ein gutes Einkommen scheint gesichert. Je nach Spezialisierung liegt sogar das ganz grosse Geld drin. Da fragt es sich, inwiefern monetäre Anreize die Studien- oder Spezialisierungswahl beeinflussen. Und ob Spezialisten, die viel Geld verdienen, auch mehr Macht haben. Früher galt die Medizin als freie Kunst und die Patienten entschieden darüber, wie viel sie dem Arzt geben können. Haben sich damals andere Menschen für den Arztberuf entschieden als heute? Haben heutzutage Hausärzte andere Werte als Herzchirurgen? Fest steht, dass man den Hausarzt ohne Versicherung vielleicht noch bezahlen könnte, den Spezialisten hingegen nicht.

Zeit ist Geld
Das Gesundheitssystem hat Einfluss auf die Beziehung zwischen Arzt und Patient. Ein Blick auf die Arztrechnung zeigt: Im Tarmed-System wird im 5-Minuten-Takt abgerechnet. Da ist im Vorteil, wer sich kurzfassen kann. Zeit ist Geld. Obwohl, meist bezahlt es der Patient ja über eine hohe Franchise selbst. Die Sache ist nicht unproblematisch, denn wir sind auf wirtschaftliches Denken ausgerichtet. Wer viel Krankenkassenprämie bezahlt und eine hohe Franchise hat, will etwas für sein Geld. Wenn eine Behandlung möglich ist, dann soll sie auch angeordnet werden. Nur ist dies nicht immer sinnvoll. So ist beispielsweise für Hustenmedizin keine eindeutige Wirkung nachgewiesen, wie unlängst eine Studie der Universität Basel belegte. Die von der medizinischen Akademie (SAMW) unterstützte Choosing-Wisely-Initiative setzt sich dafür ein, dass nur Behandlungen empfohlen werden, die auch sinnvoll sind. Das bedingt, dass die Tarifsysteme keine falschen Anreize setzen. Zurzeit ist es durch die Fallpauschalen gewinnbringend, gewisse Operationen durchzuführen. Und die Behandlungszeit ist beschränkt. Wichtiger wäre aber – wenn auch gemäss Tarifsystem weniger lukrativ –, dass sich der Arzt Zeit nimmt und auf seine Patienten eingeht.

Geld steuert
Dass etwas getan werden muss, ist offensichtlich. Wie üblich, wurde auch in diesem Herbst eine Prämienerhöhung angekündigt. Die Frage, wie das Gesundheitssystem neu erfunden werden könnte, wurde am Wochenende in Genf diskutiert. Letztlich müssen «alle Akteure in die Pflicht» genommen werden, wie Bundesrat Alain Berset es in seinem Paket zur Kostendämpfung vorsieht. Denkbar ist auch, dass er mit einem Globalbudget in die Steuerung eingreift. Geld kann vieles bewirken.

Auf welchem Weg auch immer, wenn die Gesundheitskosten gebremst oder gar gesenkt werden könnten, würde für alle etwas mehr in der Kasse bleiben. Keine 184 Millionen, aber für einen Lottoschein würde es reichen.


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Medical-Humanities-Tagung: Die Macht des Geldes
Donnerstag, 25. Oktober 2018, Eventfabrik, Bern
13.15-17.15 Uhr

Roadmap «Nachhaltiges Gesundheitssystem» der Akademien der Wissenschaften Schweiz: http://www.roadmap-gesundheitssystem.ch

Montag, 1. Oktober 2018

Umweltpolitik ist ein Thema der Geisteswissenschaften

Beatrice Kübli, SAGW, Kommunikation
 
Wozu braucht es die Geisteswissenschaften? Mit dieser Frage sieht sich die SAGW so oft konfrontiert, dass wir längst eine Website mit Antworten online gestellt haben. Dabei ist es einfach: Die Geisteswissenschaften haben überall dort etwas beizutragen, wo es um Menschen geht. Also auch in der Medizin (medical humanities) oder in den Umweltwissenschaften (environmental humanities). In politischen Debatten werden sie bisher allerdings noch nicht ausreichend einbezogen, wie Markus Zürcher am Berner Phil-hist-Forschungstag kritisierte. Aber zur Lösung drängender Gesellschaftsprobleme braucht es neue Ansätze und die kommen (auch) von den Geistes- und Sozialwissenschaften.

Geisteswissenschaften in der Umweltpolitik
Wie die Gesellschafts- und Politikrelevanz der Geisteswissenschaften zu Umweltthemen gestärkt werden kann, war Gegenstand des Berichts «Applying the Environmental Humanities: Ten steps for action and implementation». Die Autoren Christoph Kueffer, Katharina Thelen Lässer und Marcus Hall kommen zum Schluss: «Environmental Humanities sind auf viele Umweltfragen besser vorbereitet als die Umweltwissenschaften, z.B. bei Themen wie Gerechtigkeit, Armut, dem kulturellen und historischen Kontext von Umweltproblemen und bei Fragen, die sich mit sozialem Handeln, Verstehen, Bedeutung oder Werten befassen. Solche Fragen sollten gleichberechtigt wie die naturwissenschaftlich geprägten Fragen der Umweltwissenschaften als Prioritäten in der Forschung, Praxis und Umweltpolitik angesehen werden.» Die Autoren haben den «ten steps for action and implementation» des Berichts nun «ten steps to strengthen the environmental humanities» hinzugefügt.

Komplexe Themen erfordern Interdisziplinarität
Ob Umwelt oder andere Themen: Die grossen Herausforderungen der heutigen Gesellschaft lassen sich nicht in Probleme der Natur- oder Geisteswissenschaften einteilen. Es braucht verschiedene Perspektiven, auch wenn die Zusammenarbeit nicht immer einfach ist. Oft fehlt es an Zeit, an gegenseitigem Verständnis. Dennoch ist es gerade auch im Hinblick auf die 17 Ziele für nachhaltige Entwicklung der UNO-Agenda 2030 wichtig, interdisziplinäre Wege zu gehen.


Wie erleben Sie die Zusammenarbeit zwischen Geistes- und Naturwissenschaften? Wo sehen Sie Potenzial? – Wir haben übrigens bereits einen Anfang gemacht: Im Haus der Akademien trennt uns nur ein Stockwerk von den Naturwissenschaften...

Montag, 24. September 2018

Islam in der Schweiz

Dr. Manuela Cimeli, SAGW, Schwerpunkt «Sprachen und Kulturen»

© Kara - fotolia.com
Wir leben in einer multikulturellen und multireligiösen Gesellschaft. Religiöse und kulturelle Traditionen können Identität stärken, Menschen verbinden oder aber Ängste schüren und Konflikte hervorrufen. Heute begegnen viele der Religion Islam mit Ablehnung, Skepsis oder zumindest Desinteresse. Wie eine Anfang September veröffentlichte Studie zeigt, gibt es in den Medien immer mehr Berichte, die Distanz gegenüber Muslimen erzeugen. Der Fokus liegt auf Beiträgen zur Radikalisierung und zum Terrorismus. Daraus erwachsen Vorurteile und Pauschalisierungen, welche eine religiöse Minderheit unter ständigen Rechtfertigungsdruck stellen. Besonders betroffen sind junge Musliminnen und Muslime, die im Alltag mit negativen Stereotypen konfrontiert werden und sich für ihre Religionszugehörigkeit rechtfertigen müssen, unabhängig davon, ob sie selbst praktizierend sind oder nicht. Dass der Islam Unbehagen auslöst, zeigte sich gestern wieder: Überaus deutlich hat St. Gallen das Verhüllungsverbot angenommen.

Anerkennung
Es ist wichtig, dass die gesellschaftliche Anerkennung von Musliminnen und Muslimen in der Schweiz verbessert wird, darin sind sich die muslimischen Gemeinschaften einig. Eine Möglichkeit wäre der Weg über eine rechtliche Anerkennung ihrer Religionsgemeinschaften. Aber nicht nur gesellschaftlich, auch juristisch ist das Verfahren schwierig. Auf der Bundesebene gibt es keine Möglichkeit der rechtlichen Anerkennung. Dies liegt in der Verantwortung der Kantone. Um öffentlich-rechtlich anerkannt zu werden, braucht es eine Änderung der Kantonsverfassung. Daher hat beispielsweise der Kanton Basel-Stadt 2006 die Möglichkeit einer kleinen Anerkennung eingeführt. Sie hat grösstenteils symbolischen Charakter, die anerkannte Religionsgemeinschaft bleibt weiterhin privatrechtlich organisiert und kann vom Kanton keine Kirchensteuern erheben. Dass die verschiedenen Kantone unterschiedliche Anerkennungsbegriffe verwenden, erschwert die Diskussion und führt zu Verwirrungen. Dabei kommt es zeitweise zu Vorstellungen, die mit der Realität wenig zu tun haben. So werden beispielsweise nie «Religionen» (z.B. das Christentum oder der Islam) anerkannt, sondern einzelne religiöse Gemeinschaften oder Institutionen (z.B. die Römisch-Katholische Kirche, die Israelitische Gemeinde Basel).

Integration
Bei der Frage, ob die Anerkennung (einzelner) muslimischer Gemeinschaften der richtige Weg sei, teilen sich die Meinung der Musliminnen und Muslimen. Einige wünschen sich zuerst eine Stärkung des innerislamischen Dialogs. Die muslimischen Religionsgemeinschaften sind sehr unterschiedlich organisiert. Es gibt Kantone ohne muslimische Vereinsstrukturen, solche mit rudimentären Strukturen oder dann Kantone mit gut ausgebauten muslimischen Dachverbänden wie der Kanton Waadt. Hilfreich und realistisch können pragmatische Kooperationen sein, wie beispielsweise die Dachverbände stärker in die Gesellschaft zu integrieren.

Diskussion
Eine breite und differenzierte Diskussion rund um die Anerkennungsfrage muss auf nationaler Ebene geführt werden. Die Debatte darum könnte sogar helfen, einen Kulturkampf zu verhindern: Es gilt, die Motive und die Funktionen von Islamfeindlichkeit aufzudecken, die reine Symbolpolitik zu entlarven und die Diskussion um eine Leitkultur diffuser «Werte» zu hinterfragen.


Hintergrundinformationen gibt es in der Online-Publikation «Islam in der Schweiz», welche auf Berichten aus der Veranstaltungsreihe «La Suisse existe – La Suisse n’existe pas» basiert.

Montag, 17. September 2018

Kulturerbe und politische Machtkämpfe

Dr. Cordula M. Kessler, Kunsthistorikerin und Geschäftsführerin der nationalen Informationsstelle zum Kulturerbe NIKE, Boris Schibler, Redaktor bei NIKE

Der Wert von Kulturerbe liegt hauptsächlich in seiner gesellschaftlichen Bedeutung. Diese wandelt sich stetig und wird nicht selten auch politisch vereinnahmt. Solche Vorgänge fanden und finden auch hierzulande regelmässig statt – wie eine kleine Fallstudie aus Bern zeigt.

Aufstieg und Fall des Christoffelturms
Christoffelturm reloaded © ADB/afca. ag
Der Berner Christoffelturm war Teil der Toranlage, die den westlichen Zugang zur mittelalterlichen Stadt Bern bildete. Ursprünglich im 14. Jahrhundert rund 15 Meter hoch errichtet, erhob er sich nach seiner 1454–1470 erfolgten Erweiterung auf eine Höhe von 55 Metern – eine der monumentalsten Toranlagen der Eidgenossenschaft. Seinen Namen erhielt er von der 11 Meter hohen Figur des heiligen Christophorus, die in einer Wandnische auf der Stadtseite angebracht war. Das beeindruckende Bauwerk wurde 1865, nach heftigen Kontroversen, abgebrochen. Heute erinnern nur noch Fundamentreste sowie ein Abguss des spätgotischen Christophoruskopfes bei der Christoffelpassage, dem Südausgang der Bahnhofsunterführung, an das mächtige Bauwerk.

Symbol politischer Machtkämpfe
Die Monumentalisierung der Toranlage im 15. Jahrhundert erfolgte nicht aus militärischen Gründen. Vielmehr war sie Mittel zur Selbstdarstellung. Besucher der Stadt sollten schon von weitem erkennen, dass es sich bei Bern um einen mächtigen, selbstbewussten Stadtstaat handelte. Rund 400 Jahre später bestand diese Funktion nur mehr in der Erinnerung der Bevölkerung. Diese aber war umso bedeutender, da die junge Demokratie des knapp 20-jährigen Bundesstaats auf der Suche war nach einem angemessenen Selbstbild. Der Christoffelturm wurde zum Gegenstand, an dem sich die politischen Auseinandersetzungen zwischen Konservativen und Radikalen kristallisierten. Sahen Erstere in ihm einen Zeugen der grossen Zeit Berns (an die anzuknüpfen wäre), so galt er andererseits als «alter Zopf» der Patrizierzeit. Folglich plädierten die Konservativen für die Erhaltung des Turms, die Radikalen jedoch für dessen Abbruch, da er dem Fortschritt im Wege sei. Die Entscheidung am 15. Dezember 1864 erfolgte äusserst knapp. Gerade einmal vier Stimmen gaben den Ausschlag: Mit 415 zu 411 Stimmen wurde der Abbruch des Christoffelturms beschlossen. Der Christoffelturm wurde zum Symbol, an dem sich die politische Haltung zu den Herrschaftsverhältnissen der Vergangenheit und der eigene Umgang damit zeigen sollte. Konkret hiess das, entweder den Turm und damit einen Zeugen der feudalen Herrschaft zu erhalten, oder aber ihn zu beseitigen und so zu signalisieren, dass man sich mit Nachdruck davon distanzierte.

Abriss – ein Opfer für die Demokratie

Exemplarisch dafür ist die Person Jakob Stämpflis. Stämpfli (1820–1879) war als Berner Regierungs-, National-, kurzzeitig Stände- und schliesslich Bundesrat politisch tätig. Er gilt als einer der bedeutendsten Schweizer Politiker des 19. Jahrhunderts, der den modernen Bundesstaat massgeblich prägte. Er kämpfte an vorderster Front gegen den Christoffelturm, weil er sich für Rechtsgleichheit und Ausweitung der politischen Mitsprache der Bevölkerung einsetzte. Der Christoffelturm war somit letztlich ein Opfer für die Demokratie. So gesehen ein Umgang mit dem Kulturerbe, mit dem wir uns heute identifizieren könnten. Indes fragte man sich schon bald nach dem Abriss der Toranlage, ob die Entscheidung richtig gewesen war. Die Entfernung des Symbols hinterliess eine reale Leerstelle im Stadtgefüge.

Renaissance – Christoffel reloaded
Die Geschichte des Christoffelturms ist nicht zu Ende – in naher Zukunft wird sie um ein Kapitel reicher. Dann wird der Turm mit Hilfe modernster holografischer Technik erlebbar gemacht und somit virtuell auferstehen. Eine weitere Form des Umgangs mit dem Kulturerbe schliesst sich den bisherigen an. Und macht einem bewusst, dass dessen Bedeutung für uns alle sich wiederum gewandelt hat. Beständig ist indes die Bedeutung an sich. Sie geht weit über das Materielle hinaus und kann eigentlich kaum überschätzt werden.

Die virtuelle Wiederaufersteheung des Christoffelturms miterleben!
Christoffel reloaded – die virtuelle Wiederauferstehung des Christoffelturms beim Berner Bahnhof:
29. September 2018, 20. Oktober 2018, 3. November 2018, jeweils 19.30 – ca. 22 Uhr.
https://www.nike-kulturerbe.ch/de/kulturerbe-total/christoffel-reloaded-die-virtuelle-wiederauferstehung-des-christoffelturms-beim-berner-bahnhof/

Donnerstag, 6. September 2018

Von Papizeit und der numerischen Realität


Dr. Franca Siegfried Schweizerische Akademie der Geistes- und Sozialwissenschaften
Unser Datenmanager Staat ist bei der aktuellen Debatte um Elternzeit am Rechnen: Addieren, Prozentzahlen bestimmen und mit anderen Ländern vergleichen. Die numerische Abbildung der Realität in Schweizer Familien ist Grundlage und zugleich Legitimierung für Strategien, Forderungen und politische Vorstösse. Die latente Gefahr, dass im Binärcode ein Schwarzweiss-Denken schlummert, wird in der Hektik der Debatte kaum wahrgenommen. Mit einer buchhalterischen Exaktheit soll der Status Quo in unserer Gesellschaft angestrebt werden. Tatsache ist, dass 1'256'578 Familienhaushalte mit Kindern in der Schweiz leben. Sieben von zehn Frauen (70%) und knapp zwei Drittel der Männer (64%) im Alter von 25 bis 80 Jahren sind Eltern von einem oder mehreren Kindern. Die Geburtenziffer liegt bei 1,55 (Jahr 2016). Eine Zahl, die angibt wie viele Kinder eine Frau im Verlaufe ihres Lebens im Durchschnitt zur Welt bringt. Und! Eine weitere Erhebung zu Familien und Generationen (EFG) ist dieses Jahr am Laufen – erste Resultate werden 2019 erwartet.
https://www.bfs.admin.ch/bfs/de/home/statistiken/bevoelkerung/familien/kinderwunsch-elternschaft.html
https://www.bfs.admin.ch/bfs/de/home/statistiken/bevoelkerung/familien/formen-familienleben.assetdetail.4582780.html

Eine Familienaffäre
Kinder auf die Welt bringen, Nachwuchs pflegen, unsere Zukunft absichern – alles schön und gut, aber sobald sich die Debatte um Elternzeit dreht, dann kochen Emotionen hoch. Es scheint, dass Kinderkriegen keine Privatsache ist. Oder doch? Mit Ach und Krach wurde im Jahr 2005 ein Mutterschaftsurlaub von 14 Wochen eingeführt. Bis 2005 durften Mütter während acht Wochen nach der Geburt nicht arbeiten, es gab jedoch keine finanzielle Absicherung – obwohl seit 1945 ein Verfassungsauftrag an den Bund zur Einführung einer Mutterschaftsversicherung bestand. Und jetzt, 13 Jahre später, liegt der Wunsch nach Vaterschaftsurlaub auf dem Tisch. In Bern wird derzeit über mehrere Vorschläge beraten: Etwa eine Volksinitiative für 20 Tage Vaterschaftsurlaub oder ein Vorschlag der Christlichdemokratischen Volkspartei (CVP) für 2 Wochen Vaterschaftsurlaub wie auch von der Freisinnig-Demokratischen Partei (FDP) ein Gegenvorschlag für einen Elternurlaub von 16 Wochen. Der auffälligste Vorschlag jedoch stammt von der Eidgenössischen Koordinationskommission für Familienfragen (EKFF), eine ausserparlamentarische Kommission und beratendes Organ des Bundesrates: Empfohlen ist eine Elternzeit von 38 Wochen mit einem Erwerbsersatz von 80 Prozent.

Evidenzbasierte Erkenntnisse
Die Empfehlung der Eidgenössischen Koordinationskommission für Familienfragen (EKFF) ist mutig und benötigt daher ein Feuerwerk von Argumenten zur Legitimierung ihres Vorschlages. Für eine Literaturanalyse haben sie INTERFACE, ein privates Institut für Politstudien, Forschung und Beratung in Luzern beauftragt. Das Resultat des Auftrages ist eine Fleissarbeit mit dem sperrigen Titel Evidenzbasierte Erkenntnisse zu Wirkungen von Elternzeit sowie Mutterschafts- und Vaterschaftsurlaub. Die publizierten Studien stammen aus der ganzen Welt und zeigen ein Abbild, wie sich Elternzeit auf insgesamt neun gesellschaftliche Bereiche auswirkt: Elternzeit fördert die Gesundheit des Kindes, unterstützt die Entwicklung des Kindes, fördert auch die Gesundheit der Mutter, stärkt die Vater-Kind-Beziehung, erhöht den Kinderwunsch und die Erwerbsarbeit der Mutter… Elternzeit lohnt sich sogar für Unternehmen, ist volkswirtschaftlich ein Gewinn und fördert nicht zuletzt die Gleichstellung zwischen Frau und Mann. Auf der umfassenden Literaturanalyse basiert ein Modellvorschlag mit maximal 38 Wochen für die Eltern (siehe Elternzeit – weil sie sich lohnt!“): 14 Wochen sind für die Mutter reserviert, acht Wochen für den Vater und die restlichen Wochen lassen sich in drei Optionen aufteilen. Die Eltern dürfen jedoch nur zwei Wochen gleichzeitig beim Neugeborenen sein. Diese Elternzeit soll der Schlüssel sein zur besseren Vereinbarkeit von Beruf und Familie. Zumal die Schweiz gemäss OECD zu den Schlusslichtern vom bezahlten Urlaub für Mutter und Vater gehört: Die Schweiz steht vor Mexiko – definitives Schlusslicht ist die USA (oder es fehlen die Daten?). Interessant ist, dass auf diesem Ranking das Land Ungarn auf Rang drei steht. Niemand will 'Genderologen' anstellen, infolgedessen braucht man auch keine auszubilden, sagte der stellvertretende ungarische Ministerpräsident Zsolt Semyen dem Nachrichtenportal atv.hu im August 2018. Der Entwurf einer Ministerialverfügung untersagt Universitäten, künftig Lehrgänge im Fach Geschlechterforschung anzubieten – aber bei der OECD stehen sie auf Rang drei in der Frage der Elternzeit.
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https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/53290.pdf
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Scheinkorrelationen
Obwohl es im Ranking der OECD keine Daten über die USA gibt, sind in der Literaturanalyse für EKFF sehr wohl US-Studien aufgeführt. Die amerikanische Studie von Rossin-Slater 2011 basiert auf einer Analyse des 1993 eingeführten Family and Medical Leave Act (FMLA). Die Einführung des FMLA führte zu einer leichten Zunahme des Geburtsgewichtes von Kindern, zu einer leichten Abnahme des Risikos von frühzeitigen Geburten und zu einer Abnahme der Kindersterblichkeit für Kinder von gut ausgebildeten Frauen. Diese Ergebnisse werden von einer neueren Studie von Stearns 2015 bestätigt. Darin werden die Auswirkungen eines kurzen, bezahlten Mutterschaftsurlaubes, welcher auch pränatal bezogen werden kann, in fünf US-Staaten auf das Geburtsgewicht der Kinder über einen Zeitraum von 13 Jahren analysiert. Durch die Einführung dieses Mutterschaftsurlaubes reduzierte sich der Anteil an Kindern mit tiefem Geburtsgewicht um etwa 3,2 Prozent zwischen 1972 und 1985, schreiben die Autoren. Man kann sich fragen, ob der schwache Einfluss auf das Geburtsgewicht nicht etwa auf medizinische Fortschritte basiert. Solch schwache Ergebnisse sind jedoch kaum ein gutes Argument für eine starke Lobby, etwa für die Arbeitgeber und können sehr schnell als Scheinkorrelationen verstanden werden.

Arbeitgeber für Mamis und Papis
Gelesen in der NZZ (25. 8.2018): Die politische Kontroverse über den Vaterschaftsurlaub wirft ein Schlaglicht auf die Praxis in der Wirtschaft. Die Arbeitgeber haben laut Fachleuten in Sachen Familienfreundlichkeit noch viel Luft nach oben. Kinder machen Freude. Doch diese bekommt man nicht umsonst. Kinder bedeuten für Eltern auch Kosten einschliesslich Zeitbedarf. Die laufende politische Kontroverse betrifft die Frage, welcher Anteil dieser Kosten von den Eltern auf die Allgemeinheit zu überwälzen ist. Etwas mehr als heute, fordert die von Arbeitnehmer- und Familienorganisationen lancierte Volksinitiative für einen Vaterschaftsurlaub, schreibt die NZZ. Der Vorstoss verlange einen bezahlten Vaterschaftsurlaub von 20 Tagen. Bezahlt würde er via Lohnabzüge. Der Arbeitgeberverband ist nicht grundsätzlich gegen den Vaterschaftsurlaub, will aber keinen gesetzlichen Zwang; die Sache sei vielmehr auf Betriebs- oder Branchenebene auszuhandeln. Das Postulat der Vereinbarkeit von Beruf und Familie ist in der öffentlichen Diskussion zwar schon ein Heiligtum, doch vom Postulat zur gelebten Praxis kann es ein grosser Sprung sein“, mahnt die NZZ.
https://www.nzz.ch/wirtschaft/arbeitgeber-fuer-papis-und-mamis-ld.1414478

Bankkonto Papi
Rosinen in der Literaturrecherche von EKFF sind schwedische Erkenntnisse: Almqvist/Duvander 2014 analysieren in ihrer Studie die Auswirkungen des Daddy Month, welcher in Schweden im Jahr 1995 eingeführt wurde. Der Daddy Month ist eine einmonatige Elternzeit, die exklusiv von Vätern in Anspruch genommen werden kann. Im Jahr 2002 wurde noch ein weiterer Monat hinzugefügt, Väter können aber auch mehr Elternzeit in Anspruch nehmen, wenn sie wollen. Die Autoren zeigen, dass Väter, die eine lange Elternzeit in Anspruch nehmen (definiert als Urlaub länger als 2 Monate), im Durchschnitt mehr zu Haus- und Familienarbeit beitragen als Väter, die einen kurzen Urlaub (kürzer als 2 Monate) in Anspruch nehmen. Gemäss einer Trendstudie von Väter GmbH 2012 wirkt sich der Bezug von Elternzeit auf die Vaterrolle aus. Auch wenn die Aspekte Geld verdienen und Absicherung der Familie für den Grossteil der befragten Väter nach wie vor sehr wichtig sind, gibt es immer weniger Männer, die sich lediglich mit ihrer Rolle als reiner Ernährer zufriedengeben.  Genau diese Rolle als reiner Ernährer könnte ein gutes Argument für Arbeitgeber sein, die Elternzeit zu unterstützen. Zumal in Schweizer Chefetagen Männer das Sagen haben. Welcher Mann möchte nur noch als Geldsack für Frau und Kind dastehen? Leider ging dieses Argument im Abstract von EKFF Elternzeit – weil sie sich lohnt!  vergessen. Und im vorgeschlagenen Modell von EKFF würden einem alleinerziehenden Vater 24 Wochen zustehen – einer alleinerziehenden Mutter 30 Wochen. Für alle Alleinerziehende ist es schon schwer genug, Akzeptanz in unsere Gesellschaft zu finden…
https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/53290.pdf