Mittwoch, 2. März 2016

It’s the humanities, stupid!

Par le site Internet abouthumanities.sagw.ch, l’Académie entend réagir aux critiques faites à l’encontre des sciences humaines. Dix-huit questions et réponses mettent en évidence les raisons pour lesquelles nous avons besoin des sciences humaines afin de résoudre des problèmes de société et de renforcer l’économie.




Tout allait bien jusqu’ici pour le fiston : de bonnes notes à l’école, des études au gymnase, la maturité – et puis ça! Voilà qu’il veut étudier la philosophie! Quelque chose de tellement théorique, idéaliste, sans perspective ! Celui qui ose s’engager dans des études en sciences humaines doit s’attendre à un fort vent contraire : il coûterait à l’Etat, sans rien lui donner en retour ; il agirait par égoïsme, alors que la société a besoin d’ingénieurs, et non de philosophes ; il serait trop paresseux, voire trop stupide pour faire de « vraies » études et surtout, il s’apprêterait à ne jamais trouver un emploi. Pourquoi donc de nombreux bacheliers se décident-ils pour des études en sciences humaines ? Ne trouvent-ils plus tard réellement aucune place de travail ? Ne contribuent-ils en rien au bien-être de la société ? Sur le site Internet abouthumanities.sagw.ch, l’Académie suisse des sciences humaines et sociales résume ce qu’il advient des praticiens des sciences humaines et comment ils contribuent à relever les défis de la société comme à renforcer l’économie.

Les sciences humaines dans la société
Le monde dans lequel nous vivons est marqué par des tensions politiques, religieuses, culturelles et économiques. La société se voit confrontée à des défis qui ne se laissent pas résoudre de façon purement technique, comme les changements climatiques irréversibles, la raréfaction des ressources, la faim, la migration et l’évolution démographique. S’il est indéniable que de nombreux aspects de notre vie s’expliquent par la technique et les sciences naturelles, le comportement humain est quant à lui influencé par des perceptions, des traditions, des cultures et des systèmes de valeurs. Comment celles-ci sont-elles conçues, voilà l’objet d’étude des sciences humaines.

Les sciences humaines dans l’économieEn raison de leur formation généraliste, l’entrée sur le marché du travail des diplômés en sciences humaines intervient un peu plus tard que pour les titulaires de diplômes dans des matières plus spécifiques. Selon les statistiques actuelles, le taux de chômage chez les diplômés en sciences humaines cinq ans après l’obtention du Master est toutefois inférieur à 3%, et donc plus bas que chez les diplômés en sciences naturelles. Les praticiens des sciences humaines travaillent par exemple comme porte-paroles, journalistes, conseillers, curateurs, guides touristiques, traducteurs, managers, chercheurs en tendances ou développeurs de produits. Ils sont flexibles sur le marché du travail, ce qui représente un avantage du point de vue économique, car le marché du travail évolue rapidement et il est difficile de prévoir avec certitude quelles formations seront demandées à moyen terme. De plus, les praticiens des sciences humaines, en tant qu’inspirateurs et innovateurs, ne sont guère touchés par l’automatisation du travail.

Il est tout à fait envisageable que les parents, dans quelques années, soupirent de soulagement lorsque leurs enfants se décideront pour des études de philosophie.

De plus amples informations sur les sciences humaines et leurs contributions se trouvent sous abouthumanities.sagw.ch

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